Client léger vs client lourd : quelles différences pour un SIRH ?

Client léger, client lourd, application web, SaaS, cloud… Ces termes décrivent différentes façons d’accéder à un logiciel et de gérer les traitements et les données.

Dans le domaine des ressources humaines, cette distinction est importante. Le choix de l’architecture d’un SIRH peut avoir des conséquences concrètes sur son déploiement, sa maintenance, son accessibilité et la gestion des données.

Alors, quelles sont les différences entre un client léger et un client lourd ? Quel modèle est le plus adapté à un SIRH ? Et quelle place occupe aujourd’hui le SaaS dans cette comparaison ?

Qu’est-ce qu’un client lourd ?

Un client lourd est une application installée directement sur le poste de travail de l’utilisateur. Une partie importante des traitements et des ressources nécessaires au fonctionnement du logiciel est donc exécutée localement sur l’ordinateur.

L’application peut néanmoins communiquer avec un serveur central pour accéder à des données ou à certains services.

Les logiciels de bureautique installés sur un ordinateur constituent des exemples classiques d’applications de type client lourd.

Les caractéristiques d’un client lourd

Avec un client lourd :

  • l’application doit être installée sur les postes concernés ;
  • une partie des traitements est réalisée localement ;
  • les mises à jour doivent être déployées sur les postes concernés ;
  • le fonctionnement peut dépendre du système d’exploitation et de la configuration de l’ordinateur ;
  • l’accès au logiciel peut nécessiter une installation spécifique.

Dans le cadre d’un SIRH, cela signifie généralement que l’application RH doit être installée sur les postes des utilisateurs qui doivent y accéder.

Qu’est-ce qu’un client léger ?

Un client léger repose sur une architecture dans laquelle une grande partie des traitements et des données est gérée par un serveur distant.

Dans le cas d’une application web, l’utilisateur accède généralement au logiciel depuis un navigateur internet. Il n’a donc pas besoin d’installer l’application RH sur son ordinateur.

Le navigateur sert alors d’interface d’accès au SIRH.

Les solutions de type client léger peuvent être accessibles depuis différents équipements : ordinateur, tablette ou parfois smartphone, selon les fonctionnalités proposées par l’application.

Client léger et SaaS : quelle différence ?

Ces deux notions sont proches, mais elles ne désignent pas exactement la même chose.

Le client léger décrit principalement la manière dont l’utilisateur accède à l’application et la répartition des traitements entre le poste de travail et le serveur.

Le SaaS, ou Software as a Service, décrit davantage un modèle de distribution et de fourniture du logiciel. Le logiciel est généralement hébergé par un prestataire et accessible à distance, souvent via un navigateur.

Un SIRH SaaS est donc fréquemment accessible selon une logique de client léger.

Cependant, un SIRH accessible via un navigateur n’est pas nécessairement proposé en SaaS : l’application peut par exemple être installée sur les serveurs de l’entreprise ou hébergée par un prestataire dans le cadre d’une offre spécifique.

Client léger ou client lourd : quelles différences pour un SIRH ?

Le choix entre ces deux architectures peut être comparé selon plusieurs critères.

1. Le déploiement

Avec un client lourd, l’installation doit être réalisée sur chaque poste de travail concerné.

Lorsqu’un nouveau collaborateur arrive dans l’entreprise, il peut donc être nécessaire d’installer et de configurer l’application sur son ordinateur.

Avec un client léger, le déploiement est généralement plus simple pour les utilisateurs. Une fois l’application disponible sur l’infrastructure serveur, les collaborateurs peuvent y accéder depuis un navigateur, selon les droits qui leur sont attribués.

Cette caractéristique est particulièrement intéressante pour les SIRH, qui doivent souvent être accessibles à de nombreux utilisateurs : RH, managers et collaborateurs.

2. L’accessibilité

L’un des principaux avantages d’une application web est son accessibilité.

Un collaborateur peut accéder à son portail RH depuis différents équipements, sous réserve des conditions définies par l’organisation et de la compatibilité de la solution.

Cela facilite notamment l’accès à des fonctionnalités telles que :

  • la demande de congés ;
  • la consultation des documents RH ;
  • la saisie des temps ;
  • les entretiens ;
  • les demandes de formation ;
  • la consultation des informations personnelles.

Pour les organisations qui pratiquent le télétravail, le travail hybride ou qui disposent de plusieurs sites, cette accessibilité peut constituer un véritable avantage.

3. La maintenance et les mises à jour

Dans une architecture client lourd, les mises à jour peuvent nécessiter une intervention sur les différents postes équipés du logiciel.

Cette gestion peut devenir complexe lorsque le nombre d’utilisateurs est important ou lorsque les postes disposent de configurations différentes.

Avec une application web, les évolutions sont généralement déployées au niveau de l’infrastructure qui héberge l’application. Les utilisateurs accèdent alors à la version mise à jour sans avoir à installer manuellement une nouvelle version sur leur poste.

Le fonctionnement exact dépend néanmoins du modèle d’hébergement et des responsabilités définies entre l’entreprise et le fournisseur.

La sécurité : un client léger est-il forcément plus sécurisé ?

Non. Il serait trop simpliste de considérer qu’une architecture est automatiquement plus sécurisée qu’une autre.

Avec un client lourd, les risques peuvent notamment être liés :

  • aux données éventuellement stockées localement ;
  • à la sécurisation des postes de travail ;
  • à la gestion des mises à jour ;
  • aux logiciels malveillants présents sur les équipements ;
  • aux accès physiques aux ordinateurs.

Avec une application web ou un SIRH SaaS, une partie importante de la sécurité repose sur l’infrastructure qui héberge l’application et les données.

Cela implique notamment de s’intéresser :

  • à la gestion des identités et des accès ;
  • à l’authentification ;
  • au chiffrement des données ;
  • à la sauvegarde ;
  • à la supervision ;
  • à la gestion des vulnérabilités ;
  • à la localisation et à l’hébergement des données ;
  • aux procédures de continuité et de réversibilité.

Le recours au cloud ne dispense donc pas d’une analyse de sécurité. L’ANSSI recommande notamment d’évaluer les risques, de choisir une offre adaptée à la sensibilité des données et de prendre en compte les conditions d’hébergement et de sécurité du fournisseur.

Pour un SIRH, cette question est particulièrement importante puisque la solution traite des données personnelles et parfois sensibles relatives aux collaborateurs.

Une source unique pour fiabiliser les données RH

L’un des principaux intérêts d’un SIRH centralisé est de disposer d’une source commune de données.

Sans système centralisé, les informations peuvent être réparties entre différents fichiers Excel, applications et bases de données.

Les risques sont alors nombreux :

  • plusieurs versions d’un même fichier ;
  • des informations non mises à jour ;
  • des écarts entre les données détenues par les RH et celles des managers ;
  • des erreurs lors de la consolidation des effectifs ;
  • des difficultés à identifier la donnée la plus récente.

Un SIRH accessible via une application web peut permettre de centraliser les informations et de donner à chaque utilisateur un accès adapté à ses responsabilités.

Les RH peuvent gérer les données administratives, les managers consulter les informations nécessaires à leur équipe et les collaborateurs accéder à leur propre espace.

L’objectif n’est pas nécessairement que tous les utilisateurs puissent modifier les mêmes informations, mais que chacun puisse travailler à partir d’une source de données maîtrisée.

Qu’est-ce qu’un client zéro ?

Le terme client zéro désigne généralement un terminal encore plus limité qu’un client léger.

Contrairement à un ordinateur classique, il dispose de très peu de ressources locales et dépend largement d’une infrastructure distante pour fournir l’environnement de travail à l’utilisateur.

Ce type d’architecture est notamment associé à certains environnements de virtualisation des postes de travail.

Dans le cadre d’un SIRH, la distinction entre client léger et client zéro est toutefois moins centrale que la question de l’accès à l’application, de l’hébergement des données et du niveau de sécurité de l’architecture.

Quel modèle choisir pour un SIRH ?

Il n’existe pas une réponse universelle valable pour toutes les entreprises.

Le choix dépend notamment :

  • du nombre d’utilisateurs ;
  • de la répartition géographique des équipes ;
  • des besoins d’accès à distance ;
  • des contraintes de sécurité ;
  • des systèmes déjà présents dans l’entreprise ;
  • du niveau de personnalisation attendu ;
  • des ressources informatiques disponibles ;
  • du mode d’hébergement souhaité.

Pour de nombreuses organisations, une application web accessible depuis un navigateur présente toutefois des avantages importants pour un SIRH.

Elle facilite notamment :

  • le déploiement auprès des collaborateurs ;
  • l’accès des salariés et des managers ;
  • la maintenance ;
  • la centralisation des données ;
  • l’accès à distance ;
  • l’évolution progressive de la solution.

Le choix d’un SIRH ne doit cependant pas se limiter à la question « client léger ou client lourd ? ».

Il est également important d’analyser l’ensemble de l’architecture : mode d’hébergement, sécurité, intégrations, gestion des accès, réversibilité, personnalisation et capacité de la solution à accompagner les processus RH de l’entreprise.

Client léger ou client lourd : ce qu’il faut retenir

Le client lourd repose principalement sur une application installée sur le poste de l’utilisateur. Le client léger s’appuie davantage sur une application accessible à distance, souvent via un navigateur.

Pour un SIRH, une architecture web peut simplifier l’accès au logiciel et la gestion de la solution, notamment lorsque de nombreux utilisateurs doivent pouvoir accéder à différents services RH.

Mais l’architecture technique n’est qu’un élément du choix.

La qualité d’un SIRH dépend également de sa capacité à centraliser les données, sécuriser les accès, s’intégrer à l’écosystème existant et s’adapter aux processus de l’organisation.

Chez Adequasys, le SIRH permet aux collaborateurs, managers et équipes RH d’accéder aux fonctionnalités correspondant à leurs besoins et à leurs droits, depuis une interface centralisée.

Pour découvrir comment un SIRH peut s’intégrer à votre environnement et accompagner vos processus RH, vous pouvez demander une démonstration de la solution.

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