Le télétravail un jour par semaine grâce au SIRH

Télétravail : 11% des cadres le pratique un jour par semaine

Le télétravail est pratiqué par 11% des cadres. C’est ce qu’il ressort d’une étude de la DARES, publiée début novembre. Pour faciliter la vie des collaborateurs et remédier à diverses contraintes, le recours au télétravail est de plus en plus fréquent.

Une pratique qui se développe

Selon la Direction de l’Animation de la Recherche, des Etudes et des Statistiques (DARES), 11% des cadres ont pratiqué le télétravail au moins un jour par semaine en 2017. Si on prend l’ensemble des salariés, ce chiffre n’est que de 3% pour cette même année. Les télétravailleurs sont majoritairement des cadres (61%) et sont relativement plus nombreux dans les métiers de l’informatique et de la télécommunication.

La réforme du Code du Travail en 2017 a impacté le télétravail. Elle lui a donné un cadre juridique précis, balisant sa mise en place dans l’entreprise. Dans les établissements de plus de 10 salariés du secteur privé, 25% des télétravailleurs sont couverts par un accord collectif (accord d’entreprise, de branche) et plus d’un cinquième par un accord individuel avec la hiérarchie. Cependant, plus de 50% des télétravailleurs le font hors de toute formalisation contractuelle.

Quels profils sont concernés ?

Les femmes et les hommes recourent au télétravail régulier dans des proportions équivalentes. Les salariés de 30 à 49 ans sont plus enclins au télétravail que leurs aînés ou que les salariés de moins de 30 ans. La situation de famille a un impact important sur le recours ou non au télétravail. Les collaborateurs avec un enfant de moins de 3 ans sont plus souvent adeptes du télétravail.

La distance domicile-travail a également un impact important sur le recours au télétravail. Il est plus fréquent en Ile-de-France et, plus généralement, dans les grandes agglomérations, où les temps de parcours sont plus longs.

Des horaires atypiques

Si les salariés qui ont recours au télétravail bénéficient de davantage de souplesse dans leur travail et d’une baisse de leur temps de trajet, ils ont tendance à pratiquer des horaires de travail plus longs et atypiques lors de leurs journées de télétravail. La moyenne des heures monte à 43h contre 42h pour ceux qui n’ont pas recours au télétravail.

Les télétravailleurs estiment pouvoir moduler librement leurs horaires et ainsi pouvoir s’interrompre momentanément quand ils le souhaitent. Certains font le choix de télétravailler le soir après 20h ou week-end.

Quel cadre pour le télétravail ?

Les dispositions légales relatives au télétravail sont prévues aux articles L. 1222-9 et suivants du Code du travail depuis la loi du 22 mars 2012. Le télétravail est défini comme « toute forme d’organisation du travail dans laquelle un travail qui aurait également pu être exécuté dans les locaux de l’employeur est effectué par un salarié hors de ces locaux de façon volontaire en utilisant les technologies de l’information et de la communication ».

Il est possible de télétravailler depuis son domicile, mais également dans un bureau équipé mis à disposition par l’entreprise ou tout autre lieu choisi en lien avec l’entreprise comme un espace de coworking. Le télétravail n’est ni un droit, ni une obligation. La loi impose un accord entre le salarié et l’employeur.

Suivi des heures en télétravail

Afin de suivre les heures en hors du cadre classique de travail, une des solutions est la dématérialisation du pointage en enregistrant les horaires ou les durées. De nombreux SIRH (dont celui d’Adequasys) propose une solution de pointage en ligne, que l’on peut interfacer ou non avec des badgeuses physiques. De nombreuses configurations sont paramétrables. Il est possible de définir des cycles horaires (obligatoires ou variables) de chaque collaborateur en fonction des métiers et/ou des lieux de travail.